Forêt et biodiversité

La conservation intégrale des forêts boréales québécoises est une stratégie privilégiée pour protéger la biodiversité et lutter contre les changements climatiques.

❑ En désaccord ❑ Neutre ❑ En accord


  • Le Québec devrait-il interdire l’aménagement et la récolte des forêts boréales de son territoire pour les conserver intégralement ?
  • Plus généralement, quelles devraient être les orientations principales de la gestion des milieux naturels et de la biodiversité ?

Consensus scientifique en cours

En désaccord. Les travaux du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, de la FAO et d’autres organisations scientifiques montrent qu’à long terme, l’aménagement forestier durable (et non la conservation intégrale), qui vise à la fois à maintenir ou augmenter les superficies forestières et les stocks de carbone en forêt, mais aussi à fournir de manière durable un flux de produits du bois et de bioénergie servant à substituer des produits à forte intensité de gaz à effet de serre (béton, pétrole), ou dont l’empreinte environnementale est grande, fournit les plus grands bénéfices en termes d’atténuation des changements climatiques.

Notons que le concept d’aménagement forestier durable inclut la protection de la biodiversité (par exemple par l’établissement d’aires protégées) et le respect du fonctionnement des écosystèmes.

Rapport d'évaluation du GIEC sur la foresterie

Bulletin

CAQ NPD PCQ PLQ PQ PVQ QS

Réponses

Parti conservateur du Québec

Neutre. La sylviculture québécoise produit le matériau de construction le plus vert et une énergie renouvelable abondante. Son développement a un impact environnemental limité et permet de réduire les prélèvements dans les forêts naturelles.

Nous devons favoriser une production intensive ayant un impact limité en superficie et en volume pour nos approvisionnements en ressources naturelles (sylviculture, aquaculture, agriculture intensive).

Parti libéral du Québec

En désaccord (interprété). En plus de représenter une force économique dans plus de 220 municipalités, l’industrie des produits forestier est de plus en plus verte et contribue, par ses diverses filières, à la réduction des gaz à effet de serre (GES) et joue un rôle clé dans la lutte contre les changements climatiques. La Loi sur l’aménagement du territoire forestier, en vigueur depuis 2013, a entraîné un lot important de changements visant un plus grand respect des principes de développement durable. Pour assurer une planification forestière optimale, la loi prévoit une gestion participative grâce aux tables locales de gestion intégrée des ressources et du territoire (GIRT) par qui les intérêts et les préoccupations des personnes et organismes concernés par les activités d’aménagement forestier sont entendus et pris en compte.

Plus généralement, quelles devraient être les orientations principales de la gestion des milieux naturels et de la biodiversité ?

Le mode de gestion que nous avons employé lors de notre dernier mandat, soit l’aménagement écosystémique des forêts, permet justement d’assurer le maintien de la biodiversité et la viabilité des écosystèmes en diminuant les écarts entre la forêt aménagée et la forêt naturelle. Cette approche offre actuellement la meilleure option pour éviter les pertes de biodiversité. De plus, en agissant de la sorte, nous nous assurons de répondre à une valeur québécoise maintes fois exprimée, soit celle de conserver le caractère naturel de nos forêts.

Parti vert du Québec

En accord. Le régime actuel d’exploitation forestière au Québec n’est pas durable. Le Parti Vert du Québec appuie une plus grande protection des forêts du Québec. Cela implique la désignation de vastes aires de conservation à travers le Québec. L’aménagement et la récolte doivent être beaucoup plus limités qu’ils ne le sont à l’heure actuelle.

Nous sommes d’accord que la conservation des forêts boréales québécoises est une stratégie privilégiée pour protéger la biodiversité et lutter contre les changements climatiques. Nous devons minimiser l’impact de l’industrie humaine sur nos forêts et prendre exemple sur d’autres régions pour mettre en place des mesures progressistes en matière de protection des forêts.

Notre parti compte augmenter le pourcentage d’aires protégées de la forêt à au moins 5% en réduisant la possibilité d’exploitation forestière, la création de barrages hydroélectriques ou d’autres projets qui nuisent à la conservation de la forêt boréale du Québec. Le Parti Vert du Québec veut réviser les politiques forestières actuelles afin de favoriser la régénération de la forêt boréale et de préserver une riche biodiversité. Nous appuyons aussi la nationalisation de l’industrie forestière. L’exploitation, le transport et la transformation des ressources seront gérés par une nouvelle société d’État nommée «Forêts Québec».

Cette société d’État aura pour mandat d’exécuter l’extraction des ressources avec un plan de gestion qui laisse davantage de place à la conservation, la protection des milieux sensibles et un plus grand respect des Premières Nations.