Pensée critique

La mise en œuvre d’une pensée critique exige que nos convictions reposent sur les faits pertinents les plus solidement établis et sur les arguments les plus solides qu’on puisse avancer. Il s’ensuit que toutes les opinions ne se valent pas.

❑ En désaccord ❑ Neutre ❑ En accord


  • Considérant la croissance exponentielle de l’information, ainsi que la prolifération de la désinformation et des fausses nouvelles, devrait-on enseigner explicitement les fondements de la pensée critique aux jeunes ? Si oui, à partir de quel âge ? Le gouvernement devrait-il aussi favoriser la pensée critique au sein de la population adulte ?
  • Croyez-vous qu’il serait judicieux d’ajouter spécifiquement cet aspect au cursus scolaire ?
  • On parle beaucoup du phénomène de fausses nouvelles depuis 2 ans. Certaines touchent à des enjeux de science ou de santé et, bien que ce ne soit pas un phénomène né avec Internet, fausses infos, faits douteux et autres pseudosciences peuvent, avec l’aide des réseaux sociaux, obtenir une diffusion plus large et plus rapide qu’autrefois. Que proposerait votre gouvernement pour combattre ce phénomène ?

Consensus scientifique en cours

En accord. Les sociétés démocratiques donnent certes à chaque personne le droit à son opinion : mais il n’est pas exact de prétendre qu'il s'ensuit que toutes les opinions aient pour cette raison la même valeur. La recherche suggère (voir références) qu'il est souhaitable, dès le plus jeune âge, d'enseigner la pensée critique à l'école, de l'enseigner en elle-même mais aussi dans le cadre de chacune des disciplines du curriculum scolaire.

Références:

S. Trickey & K. J. Topping * (2004) ‘Philosophy for children’: a systematic review, Research Papers in Education, 19:3, 365-380.

Education Endowment Foundation, Philosophy for Children. Evaluation report and Executive summary, July 2015, [https://v1.educationendowmentfoundation.org.uk/uploads/pdf/Philosophy_for_Children.pdf]

Bulletin

CAQ NPD PCQ PLQ PQ PVQ QS

Réponses

Parti conservateur du Québec

En accord. Nous voulons que la formation générale actuellement offerte au CÉGEP fasse partie de l’éducation secondaire en ajoutant une 12e année d’éducation publique. Nous voulons instaurer un cours d’éducation citoyenne en remplacement du cours de culture religieuse.

Si les médias veulent prétendre qu’ils sont neutres, ils devraient ouvrir la porte à davantage d’idées du spectre politique. Une des formes de désinformation est la censure ou l’omission volontaire.

Un gouvernement du Parti conservateur du Québec fera activement la défense et la promotion de la liberté d’expression. Nous croyons que le fait d’être confronté à plusieurs opinions contradictoires est sain dans une démocratie.

Parti libéral du Québec

Neutre (interprété). Pour le développement de la pensée critique, c’est une compétence qui doit être acquise de manière transversale dans diverses matières par les élèves.

Le détecteur de rumeurs de l’Agence Science-Presse (www.sciencepresse.qc.ca/detecteur-rumeurs) est un exemple intéressant de projet qui permet de développer la capacité des citoyens à s’appuyer sur des données probantes. Le détecteur de rumeurs vérifie les affirmations douteuses, les rumeurs, les idées qui sont dans l’air, en s’appuyant chaque fois sur des faits scientifiques. Il s’agit du premier site québécois de vérification des faits.

Parti vert du Québec

En accord. Pour le Parti Vert du Québec, la mise en place d’un cours de la pensée critique n’est pas une solution privilégiée. L’enseignement de la pensée critique peut se faire à travers des méthodes d’enseignement qui s’écartent du modèle traditionnel magistral (ex. communautés de recherche scientifique, philosophie pour enfants, etc.). Grâce à des méthodes moins conventionnelles, les enfants pourraient apprendre à penser par eux-mêmes dès le plus jeune âge.

Des méthodes pédagogiques différentes et des manuels scolaires qui témoignent de l’importance de vérifier les faits pourraient aussi inculquer des démarches intellectuelles saines chez nos jeunes. Pour nous, un cours de pensée critique n’est donc pas nécessaire.

Un gouvernement vert miserait sur la prévention et la sensibilisation pour favoriser la pensée critique chez les adultes. Des campagnes de publicité nationale pourraient diriger l’attention sur cet enjeu et engager la discussion chez la population.

Contrôler le phénomène des fausses nouvelles sur les réseaux sociaux est un autre enjeu de taille. Au Parti Vert du Québec, nous croyons que les mesures citées précédemment permettront aux futur-e-s citoyen-ne-s de repérer les faits douteux et s’informer de manière éclairée. Il faut habituer les gens à se doter des outils nécessaires pour argumenter, s’exprimer, converser. De plus, certaines mesures comme la vérification de sites web (un peu à l’image des indicateurs de sécurité des logiciels antivirus) pourraient aider à enrayer le savoir douteux qui prolifère sur Internet.